Canada : Conférences à l'Université de Montréal et de Toronto
Intervention de Bertrand Gervais à Toronto dans le cadre du colloque "Enjeux du roman de l'extrême contemporain : écritures, engagements, énonciations", sur le thème : Le Décodeur, un hypertexte de papier.
Invitation au colloque de l'UQAM (Montréal) sur le thème : "Ecriture et vérité. Les écrivains contemporains et les enjeux de la création". Contribution disponible ici.
En prime : une citation à l'ordre du mérite du généticien de la littérature Eric Lint et une allusion sympathique (comme l'encre) sur le blog érotique de Victoria Welby.
USA : Critique French Review
La plupart des textes contenus dans cet ouvrage, à commencer par la présente note, ont été publiés sous d’autres noms par d’autres éditeurs. Le plus souvent, ils ont été recopiés respectueusement, c’est-à-dire sans altérations, quoique sans vergogne, puisque le nom de l’auteur n’a jamais été cité. Mais il est aussi arrivé que le démarquage se double d’un détournement. (P 109)
Le démarquage et le détournement sont bien à la base du projet de Tournaye dont le roman, avec ses énigmes, ses indices et ses thèses, pourra se lire et se relire selon les goûts : comme polar, autofiction, « actufiction » (terme de Frédéric Beigbeder), jeu de piste cybernétique, roman à clé, pamphlet théorique ou même comme guide destiné aux hommes et femmes d’affaires en voyage. Ainsi cette remarque concernant la compagnie aérienne Air France : « Comme souvent avec les Français, l’avion n’est pas très propre » (P 22). Au moins Tournaye passe sous silence les retards, grèves et attentes interminables aux enregistrements. Mais revenons à nos moutons !
Dès le début, l’auteur nous donne quelques éléments sur les grandes lignes de son « texte à double entrée – une sorte de stéréogramme » (P 17) : « Le présent roman ne prétend à aucune vérité. Il s’en tient aux faits sans chercher à les interpréter. Ce n’est qu’à ce prix, nous semble-t-il, que l’on peut aujourd’hui dire le réel ; en appréhender la complexité, l’étrangeté – la poésie ? » (P 18). C’est en partant de cette ligne directrice que Tournaye s’applique à constamment remettre en question la notion de réel, en redoublant les pistes, en jouant à fond sur la multiplicité des perspectives. Avant même d’essayer d’élucider les énigmes (tentative vouée à l’échec ?) de ce texte, les lecteurs pourront s’amuser à « décoder » les innombrables expressions et jeux de mots repris et parfois réarrangés par Tournaye dans son roman. Nous n’en donnerons qu’un bref aperçu ici qui, nous l’espérons, stimulera de la curiosité pour cette œuvre unique. Certains auront déjà connaissance de « la fameuse correspondance attribuée – à tort semble-t-il – à George Sand et Alfred de Musset » (P 74) qui dévoile ses secrets quand on la lit une ligne sur deux :
Je suis très émue de vous dire que j’ai
Bien compris, l’autre jour, que vous avez
Toujours une envie folle de me faire
Danser. Je garde le souvenir de votre
Baiser […]. (P 74)
Enfin, mentionnons également le paragraphe « Tranche de vie » consacré « à ce condamné à mort américain, Joseph-Paul Jernigan [à qui Le Décodeur est dédié], découpé en fines lamelles après son exécution, puis scanné sous toutes les coutures pour les besoins du programme Human Visible Project » (P 69).
Alain-Philippe Durand
University of Rhode Island
The French Review
Italie : Revue Tendance-Présent
Francesca Lovece, membre du Groupe de Recherche sur l’Extrême Contemporain (Grec), évoque Le Décodeur dans Médiapolar, article paru dans la revue Tendance Présent (mars 2007) et principalement consacré à Villa Vortex de M.G. Dantec.
Extrait :
Dans Le Décodeur, G. Tournaye donne un aperçu des enjeux de l'opération artistique à l'age de l'Internet, le réseau qui comprend tous les médias :
[...] élever la science à la puissance du reve, en privilégiant l'apparence, les jeux de lumière et les caprices des formes [...] contraindre le spectateur - comme le reve contraint le reveur - au perpétuel glissement et à l'absence de toute certitude; dessiner un monde infini de relation et de réseaux, où chaque plan entre en correspondance toujours singulière et nouvelle avec un autre, sans jamais apporter l'assurance - la cloture - d'une signification ou d'un "c'est ceci" (P101 - 103).
Sur ce sujet, lire également l'article de Patrick Tillard publié en mai 2007 dans la revue Archée (section cybertheorie) Rites de passage et gardiens du seuil.
Narrative Negotiations : Information Structures in Literary Fiction
Décodage du Décodeur dans "Narrative Negotiations : Information Structures in Literary Fiction", essai de Kristin Veel, publié chez l'éditeur allemand Vandenhoeck & Ruprecht (Göttingen, février 2009)." The central argument of the book is that contemporary fiction continues an established pattern in the culture of modernity by simultaneously addressing, resisting and revitalising narrative structures through the incorporation of other modes of organising information. Focussing on the novel genre allows for a rigorous, in-depth study of this issue, enabling the narrative implications of structures such as the database, the hyperlink and the computer game to be placed in a wider historical context. The book thus deals with Goethe’s Wilhelm Meisters Wanderjahre (1829), Robert Musil’s Der Mann ohne Eigenschaften (1930-42), and Arno Schmidt’s Zettels Traum (1970) as well as a number of texts from the last two decades in English, German, Scandinavian, and French by Jan Kjærstad, Thomas Hettche, Botho Strauß, Reinhard Jirgl, Svend Åge Madsen, Günter Grass, David Mitchell, and Guy Tournaye."
Allemagne : Conférence à l'Université de Bochum
Extrait du Décodeur
" Voyez-vous, disait-il - mais sans doute ses propos n'étaient-ils pas de lui -, il est temps d'inventer un nouveau langage. Les mots que nous employons ne correspondent plus au monde. Lorsque les choses avaient encore leur intégrité, nous ne doutions pas que nos mots puissent les exprimer. Mais, petit à petit, ces choses se sont cassées, fragmentées, elles ont sombré dans le chaos. Et malgré cela nos mots sont restés les mêmes. Ils ne sont pas adaptés à la nouvelle réalité. Par conséquent, chaque fois que nous essayons de parler de ce que nous voyons, nous parlons à faux, nous déformons cela même que nous voulons représenter. Ce qui fait un gâchis terrible. C'est pourquoi seule me plaît maintenant une écriture anonyme, fragmentée. Ni centre, ni centres, ni histoire, ni personnages, ni sens vectoriel, flux impersonnel, multitudes d'éclats, évidé, criblé, atone, suspendu, miroir prismatique ne se fermant sur rien - pas d'univers de l'auteur -, multiplicité de traces aussitôt recouvertes : comment produire un tel langage, un langage qui ne sorte pas de la tête de quelqu'un (ni de sa plume) mais qui soit immanent, qui sourde du sol à la façon d'une momie exhumée ? "
Le Décodeur, P 79-80
Critique La Voix du Nord
« Ni centre, ni centres, ni histoire, ni personnages, ni sens vectoriel, flux impersonnel, multitudes d’éclats, évidé, criblé, atone, suspendu, miroir prismatique ne se fermant sur rien… » : il pourrait s’agir d’un site informatique, qu’un écran dévoile, qu’une manipulation recouvre.
Il s’agirait d’un site piraté, sous surveillance du FBI, un forum de tous les leurres, où tout est vrai jusqu’au crime feint. Un réseau terroriste tisse sur la Toile les liens de son impunité ; fluidité des informations, efficacité révélée des messages masqués.
Le livre avance comme la main sur le clavier : « Même dans l’écriture il faut se résoudre à n’arriver nulle part ». Les fonctions fonctionnent, tout est lisible. Page sur page, page lue, page vue, qui s’avance ? Un péril que la cybernétique engendre, codes commandés, secrets appliqués.
Les envois défilent. A déchiffrer. Tel : « La raison pour laquelle il y a si peu de mariages heureux est que les jeunes femmes passent leur temps à faire des filets, et non à faire des cages ». Tel : « Partout c’est la position qui donne la victoire, au guerrier comme à l’artiste ».
Cliquer, ouvrir, emprunt suivant, roman glissé, tapi. La nuit crépite. Ordres glacés. Gratuits. Arrêter. Recherche moteur des rêves. Encore ? « Lorsqu’on a quelque chose à dire, on ne saurait mieux le dire qu’à sa manière ; et lorsqu’on n’a rien à dire, celle-ci convient encore davantage ». Quelle histoire, alors ? Guy tournaye décode. Il enquête pour nous et cite ses sources. Là où tout n’est que formation, apparition, érudition, il se joue d’un brouillage évolutif. Le Décodeur, ou l’allégresse interrogeante.
Joseph Raguin
La Voix du Nord
17 juin 2005
Interviews Matricule des Anges & Chronicart
Synthèse des interviews électroniques accordées à Lise Beninca, rédactrice à la revue Le Matricule des Anges et Cyril de Graeve, rédacteur en chef de Chronic'art.
Qu'y a-t-il de vrai dans les informations figurant sur vous en quatrième de couverture ?
Tout est exact : né à Tours le 4 juillet 1965 ; réside à Paris ; ancien rédacteur en chef du magazine Multimédia Stratégies, sauf la mention « consultant en cryptographie » inventée pour les besoins de l'histoire...
Peut-on en savoir plus sur votre parcours ?
Etudes de gestion (ESSEC). Emplois divers et variés : chargé de mission à la direction du développement de Canal +, puis au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ; journaliste dans la presse professionnelle spécialisée dans les nouveaux médias ; consultant dans différents cabinets de conseil en stratégie d’entreprise … Me consacre à temps plein à l’écriture depuis la parution du Décodeur.
D'où vous est venue l'idée de ce livre ? Et l'envie d'écrire ?
N’ai jamais rien écrit de « littéraire » avant la rédaction du Décodeur, et n’en avais jamais ressenti le besoin jusqu’à ce livre. A la base, le projet de ce « roman » est strictement autobiographique. Il s’agissait concrètement de me remémorer un certain nombre d’évènements marquants (au sens le plus littéral du mot) et de les combiner entre eux selon un processus de condensation et de déplacement semblable à celui qui caractérise le fonctionnement des rêves.
Comment revendiquez-vous les "plagiats" dont il est fait mention en fin d'ouvrage ?
Le travail de citation est motivé dans le chapitre Script (P 79, sq), à partir notamment des citations de JJ Schuhl (Telex N°1, cité pages 80 et 81). Lire également ce billet d'Eric Lint intitulé Au-delà du plagiat.
Comment avez-vous sélectionné tous ces "emprunts" ?
Les emprunts ne sont pas seulement livresques. Ils renvoient également à des sons (Faithfull, Bach…), à des images (le film Pandora…) et correspondent tous à des « marques déposées » dans une mémoire vive. Il s’agit en quelque sorte de particules, sélectionnées en fonction de leur charge électrique. Ces emprunts se combinent les uns aux autres comme dans un rêve, selon une logique interne, horizontale, qui ne procède nullement d’un rapport d’adhésion ou de filiation : les auteurs cités dans le générique ne sont pas nécessairement des références pour moi.
Peut-on parler de sampling littéraire (ou de TJ = text jockey) ?
Non. Le sampling littéraire relève à mes yeux d’un certain académisme branché, d’un maniérisme high-tech assez vain, que je dénonce dans le chapitre scénario (« Rien à voir avec la prose en kit, 100% contreplaquée, distillée par les " scripts DJ' en vogue "»). Le Décodeur revendique ouvertement sa facture classique, aussi bien dans sa forme (typographie Garamond, absence de tout artifice avant-gardiste de mise en page…) que sur le fond, comme cela est explicitement revendiqué dans le chapitre Réalisation : « Je n’ai que faire des « combinatoires réticulaires » et autres « agencements rhizomatiques » censés constituer notre « nouveau bain amniotique. » Je suis un primitif, un sauvage, un antique ! Mes références ? Etienne-Jules Marey plutôt que David Cronenberg, Jean Painlevé plutôt que David Lynch. »
Vous sentez-vous proche de cette génération d'écrivains qui utilise l'outil Internet pour créer (Eric Arlix, Chloé Delaume...) ?
J’apprécie beaucoup le travail de Chloé Delaume (notamment Les Mouflettes d'Atropos, Le Cri du sablier, Corpus Simsi), même si ma démarche reste très éloignée de l'autofiction. En ce qui concerne Eric Arlix, dont je n’ai lu que Le monde Jou, je ne partage pas son approche exclusivement critique, pointant "l’aliénation, la servitude volontaire, le cynisme pseudo-anticonformiste et les ersatz virtuels de la société de communication". Il me semble que l'enjeu aujourd'hui n'est pas tant de dénoncer "la farce atomisante en cours" que d'explorer les failles, les ouvertures, les nouvelles zones de liberté induites par ce "processus d'archipélisation". En fait, la principale convergence avec Arlix concerne notre intérêt commun pour les travaux des plasticiens de la collection Devautour, (notamment Maria Wutz, Pierre Ménard et Martin Tupper), cités à de multiples reprises dans Le Décodeur.
Que signifie pour vous le fait d'utiliser la forme du roman ?
Je renvoie dos à dos la posture qui consiste à réduire le roman au rôle de sous-produit audiovisuel (« L’écrivain de nos jours est-il condamné à n’être qu’un vulgaire fournisseur de scripts » ?) et celle qui l’envisage comme un acte de résistance face aux autres médias supposés nous aliéner. C’est pourquoi Le Décodeur emprunte résolument à toutes les formes d’écriture (scénaristiques, télévisuelles, journalistiques, multimédia et même publicitaires), mais sans jamais s’inscrire dans un rapport de mimétisme ou de critique frontale. Il s’agit plutôt d’opérer une sorte de passage à la limite et d’inventer une forme romanesque singulière, en faisant émerger une autre logique à partir de la juxtaposition de ces matériaux composites.
Pourquoi ce prétexte du réseau et du site, repaire de terroristes qui y publient des messages cryptés ?
Si Le Décodeur évoque la navigation à travers un site Web, c’est uniquement sur le mode métaphorique, pour créer un texte à travers lequel le lecteur peut naviguer d’un document à l’autre comme dans un rêve. Quant à la présence supposée de messages cryptés, il s’agit simplement d’un pied de nez aux thèses conspirationnistes qui fleurissent aujourd’hui un peu partout sous diverses formes (Matrix et Cie), et qui renvoient à une vision binaire du monde (d’un côté les aliénés, de l’autre un système totalitaire et manipulateur qui serait incarné, au choix, par le Spectacle, la Marchandise, le Capitalisme Phase IV, la Pub, le Libéralisme, l’Europe, etc).
"Street Hassle" : référence à Lou Reed ?
Oui. Mais puisque ce roman est placé sous le signe du miroitement, de la citation et du simple d’esprit (Le Mat au tarot), on peut aussi évoquer la reprise qu’en avaient faite les Simple Minds dans l’album Sparkle in the rain…
Critique Site officiel de M-E. Nabe
Guy Tournaye s'amuse
Chez Gallimard, dans « l'Infini », vient de paraître un petit livre étrange et réussi d'un certain Guy Tournaye : Le Décodeur. Il s'agit d'un roman constitué presque exclusivement de collages de textes des autres. Vieux procédé piqué au Rose Poussière de Jean-Jacques Schuhl. Tournaye a en tout cas le mérite de citer ses sources, c'est le moins qu'on puisse dire ! A la fin de l'ouvrage, avant la liste des auteurs publiés dans cette collection de plus en plus en aberrante puisqu'elle va du pénible Daniel Accursi à l'infect Stéphane Zagdanski, Guy Tournaye donne la sienne qui est bien plus cohérente... Elle énumère sur cinq pages les livres et les auteurs (dans l'ordre de leur apparition) que Tournaye a « volés » pour fabriquer son histoire. Alain Zannini apparaît juste après Ingrid Caven du déjà nommé Jean-Jacques Schuhl. Ces quatre noms propres dont deux sont les titres des livres des deux autres sont à eux seuls une indication de la façon dont Tournaye les a intelligemment utilisés.
En effet p. 78, « l'auteur » a fait un amusant montage de citations : il a pris une phrase de Schuhl parlant de lui-même à la troisième personne sous le surnom de Charles dans son roman Ingrid Caven (Prix Goncourt 2000) et il a enchaîné, toujours à la troisième personne, sur le portrait que Nabe fait de Schuhl dans Alain Zannini (Non-Prix Goncourt 2002) en le comparant à Lazare... Double-fond qui aurait pu être triple si Tournaye avait su que Nabe a comparé Schuhl à Lazare pour des raisons bibliques bien sûr, mais aussi familiales car Lazare est le prénom de l'oncle de Schuhl, Lazare Godzhal, Marseillais de l'entourage de Lindenmeyer que le petit Zannini côtoya dans sa jeunesse (voir son Journal Intime), et qui vient de mourir il y a quelques semaines...
Critique Le Monde des Livres daté du 3 juin 2005
Premier roman réel aux allures cybernétiques, Le Décodeur tient tout autant du jeu de pistes que de la fresque pariétale et prend à rebours la plupart des conventions du genre.
Soit donc une série policière américaine, Street Hassle, qui met en scène les démêlés judiciaires d’un parrain de la Mafia accusé du meurtre de sa compagne. Soit son site Internet, qui fut très vite interdit par le FBI, au lendemain des attentats du 11-Septembre, puisqu’il aurait servi de canal de communication secrète à des membres d’un réseau terroriste. Voilà la base. Le canevas bien réel du Décodeur, qui peut désormais se lire de différentes manières. Soit en focalisant sur l’intrigue de la série policière, soit sur la machination qui s’y inscrit en filigrane. Soit comme un roman, soit comme le voyage en forme de rêverie d’un Jean-Jacques Rousseau qui aurait lu Télex no 1 de Jean-Jacques Schuhl.
Pour Guy Tournaye, cela tient autant du jeu de pistes que de la fresque pariétale qui prend à revers la plupart des conventions romanesques. Comment écrire et s’écrire aujourd’hui ? Comment écrire la réalité sans la représenter ? Appréhender la singularité sans recourir aux poncifs de la quête identitaire ? Comment sortir de la triple impasse – repli nostalgique, catastrophisme et messianisme, « ces tartes à la crème d’une partie de la littérature contemporaine » ? Au lieu de se complaire dans la déploration, Guy Tournaye a choisi de prendre le risque de l’exploration.
Au lieu de se mettre en scène ou d’inventer des personnages, il a choisi de procéder par prélèvements. Aussi, Le Décodeur est-il un tissu de sons – Street Hassle est tout autant un clin d’oeil à un poème de Vigny qu’au titre de Lou Reed repris par les Simple Minds – et de mots. De fragments de textes recopiés ou détournés. Ce travail de citation à l’oeuvre a pourtant failli lui valoir l’interdiction du livre relu par une armée d’avocats qui ont brandi – c’est leur métier – les termes de plagiat et de contrefaçon.
